Où ça, un service minimum?

Publié le par fcpe89

La FCPE dénonce la focalisation du ministre de l’Education nationale sur la mise en place d’un service minimum dans les écoles en cas de grève des enseignants. Le véritable problème est bien celui des remplacements non assurés tout au long de l’année qui font perdre beaucoup plus d’heures aux élèves que quelques journées de grève.

Le ministre trompe les parents en appelant cette mesure un « service minimum » alors qu’il ne s’agit pas d’école mais bien de garderie.

C’est une mesure poudre aux yeux, démagogique, destinée à exonérer l’Education nationale de ses responsabilités : l’Etat se décharge sur les communes de la gestion des conséquences de la grève de ses propres personnels. Quant aux sommes prélevées sur le traitement des enseignants grévistes, elles seraient mieux mises à profit en étant dépensées au bénéfice du service public d’éducation.

La FCPE s’interroge sur les responsabilités que le ministre fait ainsi porter aux communes.

Dans bien des endroits où le service minimum doit être expérimenté, la FCPE constate l’improvisation des conditions d’accueil des enfants qui vont servir de cobayes. Il existe des normes en matière d’accueil des jeunes enfants, elles doivent être respectées : il faut des personnels qualifiés et en nombre suffisant.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article